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Sein chuchote éclos donc

Que l’on ignore

Le monde à nos pieds :

 

Une coulure de cire

En aluminium

Une étoile

Le parfait hologramme

Incarcéré avec les oiseaux ;

 

Fragmente une gorgée de sel

Pour retrouver la soif ;

 

La perte d’aube

Un filet d’essence

Dans nos artères.

 

Jongler dans un cercle de feuilles

Et épuiser les arbres

Aux grands réverbères tremblements

Ville peux-tu voir ton océan

De nuages et même

La neige saupoudrer le macadam 

Et les ponts s’étirer

Arcs-en-ciel.

 

Et le chat s’est perdu dans le lavabo

Cent milles raisons

D’espérer demain

Ce qui est déjà :

Café froid 

Et cigarettes cardiaques.

 

Dis-moi que tout

N’a pas déjà brûlé 

D’un mégot éteint

 

Symptôme d’éternité.


Samedi 30 octobre 2010 6 30 /10 /Oct /2010 18:18
- Par Mike Babel & photo d'Amanda Maddox - Communauté : Poésie contemporaine - Publié dans : !!! NoS iNViTéS //
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Une proie, au détriment du doute

Se sacrifie au pieu de mes envies…

 

J’avoue le larcin, j’ai bu

J’ai triché, menti

Calciné le rebus des vœux

Pieux, fragiles, brisés…

 

La moindre sensation fausse

Un discours laid s’arroge le droit

D’exister

 

Vipère enrobe le doigt de jus

Et lèche jusqu’à en crever…

Morsure

 

Rendons la clé au pâtre !

 

Laissons le cynisme aux chiens !


Mardi 26 octobre 2010 2 26 /10 /Oct /2010 18:19
- Par Vincent Delhomme - Communauté : Poésie contemporaine - Publié dans : ViNCeNT DeLHoMME //
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Un souvenir mélancolique

M'a filé la colique

Et comme un alcoolique

Je bois.

 

Etranges sont nos cavalcades

Nos froides mascarades

Ses larmes en cascades

Pour toi.

 

Mais pourrait-on vivre autrement

Comme Lautréamont

Dans un enfermement

De soi.

 

L'alcool lave les écorchures

Le sang sur nos mouchoirs,

Nous conduit sur un char

De soie.

 

Soyons honnête avec nous même

Dans le cou des étoiles

Enfin tombe le voile

Et moi.

 

Narguant une dernière fois

Les anges indigestes

Je rassemble mes restes

Et fuis

 

Avalant des bouchées de nuit

Sans me rassasier

Je détruis casanier

Ma vie.

 

Vendredi 22 octobre 2010 5 22 /10 /Oct /2010 19:14
- Par Y.L - Communauté : Poésie contemporaine - Publié dans : YiANNiS LHeRMeT //
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A  Paul Valéry,

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      Ghislaine de Menten de Horne, La jeune Parque, 1935

 

 

L’harmonie de votre être est brisée de conscience

Et sa chute nouvelle a rompu l’insouciance.

 

Car vous êtes soudain devenue le miroir

De vous-même, et vos mains s’agitent sans vous voir.

La morsure de l’autre a rendu votre vue

Double, ambiguë et belle de vie qui se cherche ;

Dans l’opaque du ciel que vous contemplez nue,

Dans le bleu des embruns qui balance vos mèches.

 

Des larmes meurent sur votre corps étranger ;

Des pleurs roulent alors sans les avoir pleurés.

Des mots jaillissent forts de cet enfantement,

Des mots et des questions sortent d’un sifflement

Insidieux, tournoyant comme une fête fauve.

Un feu fixe et mouvant file, à la tête chauve.

Et vous suivez l’intrus sans être l’instrument

De votre volonté cédant aux pas pressants

De la curiosité.

 

Qui gouverne ce moi ?

Si ce n’était vous-même mais sous d’autres lois,

Engendrées par vous-même sous couvert d’un songe,

Pétri de sa grandeur d’universelle éponge,

Ecumante de moi, poreuse de sagesse,

Alléchante en ce cœur couronné de détresse ?

 

Alors la faim t’entraîne et soulève des voiles

Jusqu’alors inconnues qui s’enflent et te dévoilent.

La liane de ton corps s’étend vers le soleil

Aveugle qui te berce et te tend ses merveilles ;

Ton plaisir se conçoit du contact éternel

D’éléments ajustés à ta symbiose belle,

A la lumière fleuve déversant son souffle.

Synesthésie brutale où la mort se camoufle.

Mais déployant ta force et ton agilité,

Tu t’arraches sans heurs à sa brutalité.

 

Mais revoilà le doute... et la vie qui retombe.

De quel écho sinistre votre être se plombe ?

Sur quelle quête absurde vous voilà penchée ?

La dissonance belle de mortalité.

Ah ! l’appel de la tombe embrumé de fantasme,

Du repos de vos faims, de vos joies, de vos spasmes,

Ballant vos bras rompus à combler votre absence ;


La volonté perdue dans son double silence.

 


Lundi 18 octobre 2010 1 18 /10 /Oct /2010 18:17
- Par Vincent Delhomme - Communauté : le rêve, l'art et l'écriture.. - Publié dans : ViNCeNT DeLHoMME //
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Deux mille huit sonne comme un renoncement…

Tu goberas demain et ma joie et ma peine

Quand nos destins fatals s’en iront doucement

S’éclipsant l’un de l’autre en une étreinte blême.

 

La tristesse s’attire et l’union de deux êtres,

Parfois n’est qu’un mensonge quoi qu’ils en laissent paraître...

Un effet de miroir où chacun débroussaille

Dans un vague reflet le passé qui l’assaille

 

Oui ce n’est que cela le soi-disant amour :

Trouver un peu de soi dans celles qui nous entourent !

 

Mais je n’ai jamais bien compris, moi, ce besoin d’ivresse,

De ne plus être soi, de s’oublier en somme,

De lentement se fondre sous une caresse,

De renoncer souvent à ce qui fait de nous des hommes.

 

Les élans les plus purs sont de pâles squelettes

Que la vie redondante assomme à l’aveuglette

Et ceux qui ont aimé ont l’œil fier et fragile

Les mains fanées, le corps cassé, le cœur humide.

 

Ils oscillent entre l’amour et l’amertume.

De leur être s’élève une offense insensée,

Tu les verras pleurer pour rien, un simple rhume

Ou chanter à voix basse des airs surannés.

 

Quelles infirmités les poussent à fouiller

Leur passé poussiéreux, à vivre d’espérances ?

Ils se disent humiliés et la lèvre mouillée

Ils vont, viennent et se saoulent de leurs errances.

 

Mais moi je ne suis pas de ceux qui renoncent facilement

Tu goberas demain, et ma joie et ma peine

Quand nos destins fatals s’en iront promptement

Se fondre l’un à l’autre en une étreinte blême.


 

 

 

Dimanche 10 octobre 2010 7 10 /10 /Oct /2010 19:12
- Par Y.L - Communauté : poésie en vrille et en vrac - Publié dans : YiANNiS LHeRMeT //
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 © Damien  Hirst, Away from the Flock (1997)

 

 

Hier soir j’ai haï la Lune le miroir

Les tanières dans les casses-autos 

L’infidèle les aïeux

 

(Ecoutez encore les pleurs comme des feux de broussaille)

 

Nous restons liés à l’écran

Et les rats jouent à la roulette :

Au coin de la rue un casino-télévisé annonce

Gains et retraites.

 

Ce soir il semble au vent le citron d’un souvenir

L’acidité sur la langue

Délires délient sexes 

Et la parole

L’éclair par mégarde

Le mot de passe absent :

 

Un digicode pour ouvrir les yeux.

 

Ce soir j’ai haï la Lune et tout ce que j’étais.

 

Les chemises à l’usure ne se reposent plus

Chaque soir apprendre

A se noyer

Dans le sommeil

Chaque verre est une roulette russe

Au milieu de la rose

La guêpe guette les miettes

Des biscuits de la corruption :

 

L’esclavage des enfants

Débute dans un magasin de jouets.

 

Epuisé alors que les rats

Mordent encore à l’hameçon

Les descendances sont la permission

De guerres nucléaires.


Samedi 2 octobre 2010 6 02 /10 /Oct /2010 18:17
- Par Mike Babel - Communauté : Poésie contemporaine - Publié dans : !!! NoS iNViTéS //
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© Vedrana Donic'

 

La musique se veut désormais salvatrice

Le souvenir sauve ces visages

Et leur nom…

J’aime la résonance de leur vie

En moi – en moi qui suis encore et toujours là

Parmi moi, dans moi

Aspirant à la bouche de mes présences

 

Je mange, manque de choses nouvelles

Elles me dérangent, manquent à leur ombre propre

Le lointain s’affirme étrange, con, cruel

Et à son goût j’aspire encore pour un temps

 

Conque à la mer se sacrifiant à la distance

J’érige une statue à ré offrir sans cesse

À l’alliance atlantique

Pour remordre ses fesses à l’alliage hystérique

Accomplir la mission de nos chairs consumées

Tenter, tenter, tenter

La chance et ses revers sans but

Penser l’attente, penser

Jusqu’à l’évaporation

 

Satané rut

Mon poison d’homme en somme altruiste

Qui rêve l’âme et l’animalité

Comblées ensembles d’un seul jet :


Petite mort de ce grand jour !


Mardi 28 septembre 2010 2 28 /09 /Sep /2010 18:42
- Par Vincent Delhomme et visuel de Vedrana Donic' - Communauté : Poésie contemporaine - Publié dans : ViNCeNT DeLHoMME //
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Paralleles_Quart-Terre-2.jpg

 

Paralleles_Quart-Terre-3.jpg

 

Paralleles_Quart-Terre-4.jpg

 

Extrait de Lignes d'archipel - Poèmes à liens-surrection (textes lus et interprétés à la Maison de la Poésie Rhône-Alpes ainsi que sur la scène slam de Grenoble...)

Vendredi 24 septembre 2010 5 24 /09 /Sep /2010 18:09
- Par Alexandre Ekerus - Communauté : Poésie contemporaine - Publié dans : !!! NoS iNViTéS //
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