Vendredi 18 septembre 2009 5 18 /09 /2009 13:54
- Par Collectif RAtUReS - Communauté : Collectif RAtUReS - Publié dans : YiANNiS LHeRMeT
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
- - - À ceux qui bêlent de leurs voix tant de ratures - - -


Une autre fois je descendais des marches. Tant et tant que mes pieds ne s'oubliaient plus, mais recevaient l'impact comme autant de bruit du cœur.

Les pulsations du pas s'étrennent encore. Parfois l'ivresse annonçait, folle, l'envers de nos corps. En marionnettes belles nous marchons ; et les rencontres seraient programmées.

Celui-là chante Dieu et rayonne de variations. Rythmes en chair oublient la Chute et se transportent en lune. Mais il faudrait retravailler le cœur des mots.

- - - Bille, bille roule et sa fesse en mousse étreindra notre monde - - -


Mais croirez-vous à ma folie ? Elle ne rime à rien, mais rien ne rime en elle. Sauf l'étincelle parfois, celle des yeux dans leur magma, croisée de loin dans une vitre, comme un reflet de peur de soi.

Terra incognita de tant de territoires où je n'ai fait qu'un tour, ou même pas foutu un doigt ; alchimiste velléitaire et va-nu-pieds évanescent, avec au fond du ventre tant de faims, sans nombre, étranges aussi peut-être, perverses mais pleines, oh si pleines de vie !

Des faims de sexe à n'en plus finir, voici au fond le but de toute chose, et son début. Des faims de fins inassouvies et infinies ; consommation de paradoxes et de paroles contrefaites n'exprimant que des surfaces.

Vous n'y avez pas cru. Vous vous êtes mentie. Avez cherché des yeux l'étincelle folie et fureté dans les dédales de nos mots. Mais vous n'avez rien vu… sinon du feu, reflet de vos envies, image tendre tendue

                   vers ma folie.


Et je t'embrasse des deux bras. Tout ira vite. Ne nous plaignons pas.
Tout va toujours trop vite. Toujours tout part et puis se noie
au fin fond de son point de fuite - - -



Mardi 15 septembre 2009 2 15 /09 /2009 21:29
- Par Collectif RAtUReS - Communauté : Collectif RAtUReS - Publié dans : ViNCeNT DeLHoMME
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

    Squelettes se disputant un hareng saur. James Ensor (1891)

 


 La cravate sans la montre 

 Sans corps pas de prime 


Se disent les grands hommes quand ils ferment les yeux  aux autres les insignifiants vidés

D’un organe puis deux puis trois un peu plus ou moins qui vivra se réveillera et verra

Mais moi je ne vois pas de guillotine j’imagine seulement mon index courir sur la cravate qui cacherait ton infâme cicatrice celle qui éructe de l’aine à ta pomme d’Adam

Un cliché disparaît                                                                                                             Puis plus rien

 

En ta mémoire

Ô charogne muette, que dirais-tu si tu pouvais raconter

Mon oreille cherche ton souffle mes pensées tes pensées

Tes yeux verrouillés m’ouvriraient presque les murs sans portes richement décorés

De ta ville prise à la gorge nouée de béton sale d’acier de sable d’or sans fin

Comme une antique mer  épuisée

De bercer les âmes tourmentées sous l’œil indifférent d’une montre arrêtée


 

Dimanche 13 septembre 2009 7 13 /09 /2009 20:46
- Par Collectif RAtUReS - Communauté : Collectif RAtUReS - Publié dans : ELiSaBeTH HaMiDaNE
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander





" La lucidité est la blessure la plus proche du Soleil " René Char

 

   

Ils vont les clairvoyants

Déguster leur souffrance,

Jusqu’à en devenir féroce !

 

Un jour, désœuvrés, ils se proclament artistes !

 

Dès lors, chacune de leur ligne est une écharde

Sans cesse boursoufflée,

De morceaux de vie pleurnicharde !

 

Ils ne vomissent pas,

Le cœur au bord des lèvres,

Ils mâchent et remâchent chaque bouchée

De leur petit Moi !

 

Des versants de la Plainte

Aux versants de l’Orgueil

Ils se déversent à chaque Instant,

Tissant toujours des vers sans

Saveurs qui seront sensés les sauver !

 

Alors, bien sûr, ils réclament à tue-tête,

Un frère de misère, une sœur de sueur… un lecteur !!

Qui viendrait éponger les longs poèmes

A l’ossature désossée 

Qui s’écoulent le long de leurs paupières immondes !

 

Et ils s’en vont la plume au cul,

Ne s’agitant toujours qu’autour d’eux même

Ne reniflant pas plus loin que leur luth !

Et ils s’en vont  stupides, immobiles

Sans paletot, sans idéaux

Pareils à de vulgaires et tristes PlayMobil.

Jeudi 10 septembre 2009 4 10 /09 /2009 12:12
- Par Yiannis LHERMET - Communauté : Collectif RAtUReS - Publié dans : YiANNiS LHeRMeT
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

 

 


Chez certains hommes, c’est leur magnifique propension à être poètes, touchant à la folie, mais invisible pour autrui, qui fait d’eux de très bons poètes, plus que leurs apparentes oeuvres poétiques.

  ***

Il quitte sa ville natale vingt ans durant sans y être retourné depuis. Mais quand il y pose de nouveau son pied, il en expérimente pour la première fois la nostalgie, comme s’il venait de s’en séparer pour la première fois, et non de la retrouver après une si longue absence.

  ***

Rilke a su merveilleusement créer pour ses mots de poésie de profonds malaises.

Rilke a su merveilleusement créer dans ses poèmes de profonds marasmes. Sans précédent dans l’histoire de la poésie.

  ***

Etre historien, c’est souvent s’accaparer les oublis des autres, sans véritablement les transformer en souvenirs.

  ***

J’aime ce petit texte, qui s’applique à mes appréhensions très vives précédant mes voyages:

rassemblant tous ses pas, je décide finalement de ne pas partir.

  ***

Il existe nombre d’hommes publics qui passent le plus clair de leur temps chez eux à la maison.

ou: l’avantage suprême pour des hommes publics est de passer le plus clair de leur temps chez eux à la maison.

  ***

On vient à la poésie aidé d’un langage solitaire, y compris vis-à-vis de soi-même. C’est ce qui a fait peut être la spécificité de la poésie de Mallarmé.

  ***

La poésie fait injustement ombrage au monde, car elle n’est pas aussi belle que lui.

  ***

L’aube plus lumineuse, plus lumineuse que le plus éclatant des jours, arrive pour mon extase d’appartenir à Dieu. A tous les moments de la journée.

  ***

Le prénom de l’aube/le surnom du ruisseau… sur quoi écrire de la poésie si on ne les connaît pas? 

  ***

La plus grande solitude comblée dans toute l’histoire de l’univers, elle advient lorsque le ruisseau reflète le jour, en l’intégrant totalement.

  *** 

La plus grande déperdition dans l’univers, que dis-je, dans tout le cosmos, c’est l’oubli que commettent les hommes en toute situation.

  ***

Cette aube prend très vite du jour exactement comme le bateau prend de l’eau. Ils coulent tous deux de la même manière. La première dans le jour et le deuxième dans l’eau.

  ***

Il faut apprendre que le mot est aussi une mappemonde.

  ***

Les liens de parenté entre l’homme et le mot ne sont pas que verbaux, tant s’en faut.

  ***

La langue fait preuve d’un génie indiscutable. Je pourrais produire plusieurs exemples à cet égard, mais je me contente du suivant: lorsque ce professeur dit qu’il parle dans son cours, il signifie par là qu’il y critique très sévèrement le régime politique actuel de son pays.

  ***

Le mot m’apprend le monde mieux que le monde lui-même.

  ***

Voilà, j’en cherchais l’idée depuis des années, le mot est plus vrai que le monde.

  ***

Les mots les plus somptueux avec la vie ne sont pas somptueux.

Les mots les plus somptueux avec la vie ne sont pas les plus somptueux.

  ***

J’attends encore quelques jours encore pour écrire sur ce temple vide inhibé habité de cigales qui ne chantent jamais.

  ***

Finalement, finalement, la vie est un bien bel outil pour mourir.

 

(A suivre...)

 


Mercredi 9 septembre 2009 3 09 /09 /2009 20:01
- Par Abdelmajid Benjelloun - Communauté : Collectif RAtUReS - Publié dans : NoS iNViTéS !!!
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

 

 

AH !

 

Qui, dame, dénonce un furieux / Désir dopant d’impression cutanée ? / Da – Da – Oui – l’affirmation / D’ubiquité tactile s’aventure / Et brosse la bulle imminente / Rebrousse un poil impie…
[En chambre à l’air con d’homme caoutchouc / Rutilant d’aise en brique alu]
Mièvre apatride adolescente / Au ciboulot torché de bible… / Car trop Calliope… attraction… / Je calle et pige, « dieu quel cul ! »

Branle-bas de con-bite !

 

Mais merde humez-moi l’âme ! / Moi, mon humain ventre bipède / En reste, en rade, à cinq séquestre / Un saint… / S’en va souvent en guerre au point / Qu’Électre branche en prise son / Bonbon de rousse renardière
Ô faim ! Ô faim ! Ô les boules ! J’écris : / Titube a mal maigri / Trop osseux… / Il a glissé ses mains pour en faire / Des sièges à chasteté pétante / L’heure fixée au doigt / Au doigt fixé à l’œil / Heurtant au bout un sexe / Pas tenté pour saoul qu’il soit / Malgré l’heure avancée / Décédé au lancer d’un avril au hasard… / Tarte à la truffe moite – à l’eau / Baignée d’effluves de muqueuses.
Nuque amoureuse arrachée au trophée du tronc / Tronc à tordre et truc à guirlandes / Glandes assoiffées ! A mort l’abcès !

Et obs, et obs, et obsédé !

 

Des tiennes mon joyau / D’obsidienne fraîche – mac à l’arbre-amour / Bataille, bas-touche, à tout prix / Hors de la ceinture, fouet, laisse / Porte – apporte ton trou cuivré…
Or ci-gît nos partouzes – crise en thème – / Amour – crise en t’aime – Oh triste / Triste amour mondialisé
Ma morale entachée d’homo sexué / Aral aux mots en mer de sel / J’écrase un grain au pilon mort – / Con cassé – marié – marié – / Farouche – Y mène toutes / A votre avis. Ah ! Oh ! / Marraine la bonn’ fée / poudrée des fesses / Aux caresses bijambées / – bouh ! –
Comme un malheur n’arrive jamais seul… / Eurh ! bruit – Eurh ! passe – Eurh !

Et tout fait silence...



Samedi 5 septembre 2009 6 05 /09 /2009 00:05
- Par Collectif RAtUReS - Communauté : Collectif RAtUReS - Publié dans : ViNCeNT DeLHoMME
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 4 septembre 2009 5 04 /09 /2009 13:17
- Par Collectif RAtUReS - Communauté : Collectif RAtUReS - Publié dans : FRaNçOiS BeRNaRD
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

 

 



Au Commencement... du dégoût, il n’y a rien

D’autre que ce qui  saccage

Chaque jour  un peu plus

La chanson de l’enfance.

 

Ce n’est qu’après que viennent,

Pour donner forme à ce dégoût,

Les sanglots étouffés

Les souvenirs sanglants,

Les paupières pendantes

Et les renoncements…

 

Ce soir, tu reviens  de la Ville,

Tu reviens

Avide de sarcasmes,

Tu  reviens

Des spasmes de la Ville,

Tu reviens

Les  idées vagues

Les idées…

Vaselines des Rêves.

D’où  le dégoût s’élève… discrètement !

 

Au commencement du dégoût,

Du moins, du tiens

Il y a les Artistes,

Lézards tristes à l’ânonnement pleurnichard

A l’arrogante catharsis

Qui maquillent en un engagement  fade

Une  personnalité mièvre!

 

Ce soir tu reviens de la Ville Rêve.

La ville, d’où le dégoût s’élève bruyamment !

 

Devant toi

Le soir flambe.

 

Il n’ya plus rien ici.

 

Il reste le soir.

 

Un peu d’orgueil !

 

Allez !

 

Contrairement à ce qu’ils disent

Tu n’es pas de ceux qui remorquent les souvenirs !


Vendredi 4 septembre 2009 5 04 /09 /2009 00:01
- Par Collectif RAtUReS - Communauté : Collectif RAtUReS - Publié dans : YiANNiS LHeRMeT
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

CRPG // PréSEnTaTiON



Voilà le site d'expression poétique du Collectif RAtUReS, association créée a Grenoble en 2005 par : François BERNARD, Irène BISSUEL, Vincent DELHOMME, Elisabeth HAMIDANE et Yiannis LHERMET.

Nous cherchons des talents à publier sur le site et dans notre revue annuelle !

N'hésitez surtout pas à nous contacter !

ReChERcHe SuR Le SiTE

MUSE HiC MAeSTRO !

ReCUeiL CollEcTiF RAtUReS

FluX RSS

  • Flux RSS des articles

LexisArte paperblog member

Collectif Ratures Poésie-Grenoble



Mon Site Gratuit : Compteur de visiteurs
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés