« Nous n'avons fait que fuir » est un album de Noir Désir enregistré en public dans le cloître du couvent des Ursulines le 21 juillet 2002, lors du Festival de Montpellier-Radio France et publié en 2004 aux éditions Verticales. Il contient un seul et unique morceau de 55 minutes sur un long poème de Bertrand Cantat.

 

Jeudi 19 août 2010 4 19 /08 /Août /2010 18:00
- Par Bertrand Cantat / Noir Désir - Communauté : Poésie contemporaine - Publié dans : DiVERS //
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volets-bleus

 

Je vais pâlir un jour

Et refermer l’objet de mes lectures -

Devrai-je dire le noir de mes yeux face au monde ?

-----En attendant

La musique emplira ces journées

Comme l’eau les gours d’un torrent

Comme le soleil mûrissant le grenat des raisins

J’essaierai d’être simplement au monde

Et d’ouvrir tous mes sens à sa beauté absurde

J’apprendrai à défaire mes peurs et à me sentir vrai

-----Alors

Tout ne me semblera plus transitoire mais

Là au moment où ça est -

Dans son acceptation et son

----------Dépassement joyeusement envisagé


Dimanche 15 août 2010 7 15 /08 /Août /2010 18:30
- Par Vincent Delhomme (Texte & photo) - Communauté : Poésie contemporaine - Publié dans : ViNCeNT DeLHoMME //
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« Comme un éclat de rire

Vient consoler tristesse »

Damien Saez

 

Triste archange au paradis des fous

Voilà que nos chants tes cris secouent

 Nos braises  frayeurs fragiles en chacun

 Regrets faussement  éteints vivants chagrins

Méchantes sont les heures perdues de chemins en chemins

 Tes  poèmes pleurent le picaro humain

Ses rêves goulus qui brûlent son gosier chaque nuit

Et ses amours violentes à brûle-pourpoint

Sa voix étranglée par les treize coups de minuit

Cette Méchante que tu nommes putain de belle vie

 

Vos voyelles mutantes les colorées

Ne sont pas à vendre

Ne cesses-tu de nous rappeler

Nos voyelles,  lettres frêles égarées dans le ventre du serpent alphabet,  moins extravagantes

Sont à retordre à sophistiquer

Mouillées d’un alcool  frondeur dans un savant désordre

Insignifiant anonyme      On fait bander sa plume       Mouiller la rime           Enfin,  fuir

Le réel

Et jouir quelquefois,

Et l’on zigzague    Divague      En vogue     La vague    A l’âme

Attendant    L’ascension      L’échafaud      Direction      l’Eternel

Tu sais moi j’ai les ailes exténuées déjà

Un rien de poésie à r’cracher sous la nuée tu vois

 Et j’imagine déjà l’épitaphe Mélancolie sous l’oranger surplombant ma stèle

A  faire grincer  l’étoile qui palpite dans tes flammes

A Toi l’angelot grand diable d’écorché

 

 

Ton lamento se répand sur nos ombres qui clopinent sur le pavé

– lavé,  l’extérieur nuit, luit –

Brillent les mirettes tende l’oreille à ta musique jets de pierres en poésie

Toi le poète le crieur le  loup,  résistant l’ancien l’afghan est mort  comme son souvenir en chanson sa petite histoire

Va s’échouant en

 Harakiri dans l’enfer des caniveaux

Trou noir et béant, bénissons d’avance nos mémoires

Bouche-bée, et

En chansons ou en talons

Gosier rougis par les pas perdus des femmes errantes, au

Gosier rougis par les treize coups de minuit

 

Et ta voix, l’ange

Pendant que les vers de baisers mangent nos  mines tragiques

Rend au poing levé sa dignité qu’on a vite fait d’enterrer

Dans nos estomacs  terreux, un rien cyniques

 

Vois-tu mon Ange ce qui me dérange

C’est l’insupportable couleur de la douleur

La mienne nourrie des leurs

A ceux-là les pourris les gueules safranées

Grimaces muettes farandoles macabres télévisuées aussi vite enterrées 

-   Guerre salope est la paix  ses artefacts sans cesse rideau  rouge mille fois levé  -

Comédies du Vertige au métronome exact

Armes de destructions massives comme  milliards de bénéfices en fumée

Mais nos petits intérieurs repus de quelques vertus  sont peuples de mignons, grouillant de vices, je  sais

 

 

Vas-y court sur ma paume comme un cancrelat toi

Ligne ensanglantée, court,  et

La courbe équateur fait goguenard le tour de mon coeur

Et repart à la lune                                                                                                                               

Et coule ma douleur

Et tourne ma fortune                  

 

Et qui toussote croit étouffer  le cri pâteux du chien humain

 

Mais l’ange est vaillant, à ses heures, poète veillant au grain

Au seuil céleste du grand départ pour l’autre bagne

Donne à la vermine impatiente à bouffer des vers

Car la mort parfois promet d’être moins amère

 S’écrit-on en prières en  oasis de Cocagne               

Si je ferme les yeux bien forts  sans doute ferais-je moins la fière

Dormeuse rêveillée  quelle que soit ma patrie je consomme du sommeil noir

Et de la hargne

Poings d’ironie points de suspension

En suspension

Moderne

Comme l’homme-oiseau mon frère dantesque et noir qui ne s’envole qu’en pensée de son triste territoire

 Photogénie grotesque de ce mémorable irakien qui me hanterait presque

Quelle que soit ma nuit mes pensées fument en  sommeil ivoire

 

Vas-y bel ange défonce ta voix quant à moi je reprends anonyme  ton refrain

 J’ouvre grand mes yeux chimères bleues

Et lève ma plume à la dignité de mes frères chiens

Anonymes monstrueux  aux culs défoncés  à faire pleurer Dieu

Et  faire vomir encore quelques bardamus  humains

M’agrippant  loin de toute pudeur toxique à ton auréole mélancolique

 

                                                          

Nos voyelles mutantes les colorées

Ne sont pas à vendre

Pour les anges égarés saltimbanques fêlés

 Autres Cracheurs d’encre Horlas perdus Fauteurs d’Art Craché

 

 

Saez

N’aie de cesse  de crier

 

 

immeubles

Mardi 10 août 2010 2 10 /08 /Août /2010 18:30
- Par Elisabeth Hamidane & visuel de Vincent Delhomme - Communauté : Poésie contemporaine - Publié dans : ELiSaBeTH HaMiDaNE //
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Une infinie tristesse

Descend sur ma lèvre inférieure

Enfumée,

Son sel réchauffe mes paupières

Affamées.

 

L’autre s’endort,

Innocente,

De la souffrance que j’endure

Contre son sein sauvé des cendres.

 

Où sont passées

Nos anciennes idoles,

Nos parterres d’étoiles,

Nos chansons,

Nos idylles ?

 

Sur les toits recouverts de tuiles

Aucune

Rose au corsage.

 

Pourtant, rien n’a changé.

Si ?

Les enfants se sont assagis…

L’expérience amoureuse

Nous a rendus frileux,

Et nous n’avons pas su sauver des cendres

Un morceau de folie.

 

Une infinie tristesse

Sur ma lèvre inférieure.

 

Demain, nous fileront vers les Flandres…

 

La nuit recouvrira notre silence

Dans une obscène obscurité

Sans étincelle.

 


Vendredi 30 juillet 2010 5 30 /07 /Juil /2010 19:02
- Par Y.L - Communauté : Poésie contemporaine - Publié dans : YiANNiS LHeRMeT //
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Trois-petits-points--jpg

 

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Dimanche 25 juillet 2010 7 25 /07 /Juil /2010 18:13
- Par Vincent Delhomme - Communauté : Les anartistes associés - Publié dans : ViNCeNT DeLHoMME //
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inter 23

 

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Mardi 20 juillet 2010 2 20 /07 /Juil /2010 18:35
- Par Hervé Mesdon - Communauté : Poésie contemporaine - Publié dans : !!! NoS iNViTéS //
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Tout marmot, je marchais

Dans les rues de Montélimar,

Mes espoirs se perchaient,

Là haut,

Près de la tour des Adémares.

 

J’avais dix ans sans m’en douter,

Déguisé en bon écolier,

Je trimbalais dans mon cartable

Des carambards,

De gros boulards,

Et des nounours en chocolat

Chipés dans les bureaux tabac.

 

Sur les berges du Roubion verglaçaient,

J’inventais déjà sans vergogne

Les vergues de quelques péniches

Sauvages

Qui venaient me chercher pour m’enlever.

 

Au lieu de ça,

Pour mon malheur, souvent,

Je sentais sans d’égout

Une odeur de sanie,

Fétide et purulente

Qui remontait

De la bouche d’égout.

 

A mes heures perdues,

J’étais un footballeur,

J’étais Papin, Huard,

J’étais Rudy Voller.

 

J’aimais à errer

Sur les terrains de pierres

Des centres aérés.

La voix de maman dans la nuit

Me ramenait

Vers cet appartement

De vingt mètres carré,

Où devant la console

Plus d’une fois,

Je me suis consolé.

D’un but

Raté.

   


 

Jeudi 15 juillet 2010 4 15 /07 /Juil /2010 18:58
- Par Y.L - Communauté : le texte voyageur - Publié dans : YiANNiS LHeRMeT //
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Mon amour –
         L’intensité d’écrire
         L’épuisement
         La volonté de dire
               Je n’ai plus
                       La volonté de dire


J’ai consumé
         L’intensité d’écrire
                 En mon amour
         D’épuisement
Je ne suis plus
         Qu’un murmure de mots

L’immensité d’écrire

        Le monde – Je
        Ne suis plus
                Mon amour
Emmuré dans la rage des mots

[Je parle en saccades claires

                Maintenant
        Je parle en saccades claires]

En deuil –

        Babines retroussées jusqu’aux narines
                Avides d’air
J’évoque ma clarté nouvelle
                                  Incisive
Canines plantées dans ce vide nouveau

Mais

        L’épuisement
                Me gagne encore
                       En un record
                               De temps


En deuil –
        À force de murmures fins comme des fils
        Qui se joindront en une corde
Une étreinte coulant
                Dans le silence –
Encore et
        Encore je
              Broie cette pomme noire
                       Pendant
                Qu’Adam triture sa glotte
                    Et que
        Ses paroles s’embouteillent dans son cerveau
               Macèrent en alcool
                       S’éloignant des mots –

[Bonne nuit mon amour]


        Je veille – oui

               Mon amour –
Autour de toi j’entends tes rêves

                   Je veille

En attendant
               La volonté de dire
En attendant
               L’accord de mes murmures
En attendant

        La clarté


                 Le silence

                       Et le vide


Dimanche 11 juillet 2010 7 11 /07 /Juil /2010 17:34
- Par Vincent Delhomme (texte & photo) - Communauté : Poésie contemporaine - Publié dans : ViNCeNT DeLHoMME //
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