Minérale Je suis dans l'été J'écris debout les yeux fermés Peut-être je suis ce qui n'attend pas Minérale Pierre immobile brûlée de soleil Rocher solide que la chaleur enveloppe d’une aura d’air ...
Le feu faisait des étincelles Blondes, bleues, orangées, Entre eux, les étrangers Bavardaient sans savoir Où la discussion les menait. Près de la cheminée Ronronnait la marmite ; Les bottes, les ...
Distraite dit-on de moi, chose acquise qu’il m’arrive bon an mal an de manquer à l’appel…Présence en pointillés et voilà que mes yeux s’écarquillent en bubble-gum soufflés, grand œufs d’esturgeon ...
La ville s’endormait j’allais me mettre en branle. La ville s’endormait pour s’éveiller bientôt. Les quelques heures qui me restaient pour passer de l’autre côté. Franchir le gué, traverser le ...
Des rues partout trop larges, parfois douze files en plein centre de la ville, des voitures qui passent continuellement, émettant des salves de bruits désagréables, klaxonnant et accélérant sur ...
Je vois une certaine disposition des toits à travers la fenêtre, au dernier étage de la bibliothèque. Et derrière, la mer que longe une plage pendant quelques temps, jusqu’à la caserne militaire ...
Le temps s'est figé dans un bruit sans précédent La lumière est sur nous, crue Vers le ciel les cris les plus intimes Le lit n'est plus le lieu du secret Et l'ombre s'est défaite qui nous abritait ...
Elle assouvit le bruit en mangeant son silence Pour le faire naître plein – continu – désormais – aveugleElle disparaît dans sa présence Le fil de la filiation – le fil calme Elle s’éloigne – car ...
Eau forte de F. Rops, frontispice du recueil "Les épaves" de Charles Baudelaire, 1866 D'un point de vue gigantesque Nous sommes allés éclater les bulles de napalm Que Dieu lançait en s'amusant. ...
I. Le temps de la sensualité s’efface et -----Court à sa perte comme après un rêve - Nous marchons comme deux être absents ne riant plus au monde - Nous cherchons dans l’autre des raisons ...
Cela dit on est sans terre. Et le but n’est que de comprendre. Quelqu’un s’achève sur l’inféconde répartie d’un mot. Un autre perpétuera l’étrangeté du silence. On sera mal-à-l’aise... L’autre ...
Celui qui avait peur de la flamme Celui qui l’avait déjà perdue Qui ayant pris sa bouche pour un puit S'était noyé dans son miroir Celui qui n’avait pas compris Mais qui n’en était pas loin ...
8+5=4 + 8x5=4 = 8 Octogone aggravé de branches Muet dans son corps simple et froid Vrille ses ramifications Au son du sang qui se déhanche Il bourgeonne je ne sais quoi Tant passe en lui sous ses ...
# On nait bleu ou rose, toi Tu es rouge dans un manteau vert. Tu craches ta lave et t'éteins, Tu veux qu'on se souvienne de toi. Tu es indomptable, personne ne veut, Ne peut être à ta place, tu ...
Eve rests, Vincent Delhomme La montagne légèrement au-dessus de l'horizon - quand le vide s'installe enfin à l'intérieur - dentelle l'idée de dieu La neige est revenue de loin - du fin fond de ...
Enfants sur une luge dans la neige Futur chiens de traîneau de l'état. Le monde a des métastases La table ronde prévoit Quelques degrés en désaccord. L'homme de la terre Ira essouffler le soleil ...
Un début qui n’a pas encore commencé et une fin qui n’a pas été finalisée. *** Ce poète ne connaît jamais la nuit, mais le soir! *** Je n’aime pas les poètes qui se font de véritables cascadeurs ...
Dans la poussière sur la poussière je jette ma poussière, - et je m'en vais ! À cent amis, cent ennemis, je fais mes adieux, - et je m'en vais ! Tes "comment !", tes "pourquoi ?", je m'en moque ...
Je voudrais au moins une fois que ma poésie ressemble, même un tout petit peu, à cette fleur, dont je ne connais pas le nom, qui apparaît à l’intérieur d’une caravane, sans raison apparente. *** ...
1. tiens le matin qui se colle aux fenêtres l’appel des nuages lancé à cris ouverts mon visage a parfois ses ravages qu’une nuit n’a pas connus les profils obliques rendus par les miroirs ...