Le vide pour démembrer l’imprononçable
L’inarticulable tant
Que l’heure tourne
Au rythme des démons
Au souffle des légions
D’ardeurs sans fin
Comme une jeunesse qui s’épuiserait
À ne plus se saisir
que
dans la nausée
Nous renaîtrons ensemble
Un soir de lait et d’ocre rouge
Au chant des sphères
anthropomorphes
Et le colis des balles usées à tutoyer la peau
Les charnières d’un cœur hystérique
Se fendront aux orages du haut
De son front sans mensonge
Sans miracle
Sans enluminures d’orfèvre maniaque
Nous pourvoirons au repos de nos ondes
« J’ai décidé d’être heureux »
