La mère en deuil
S’étrangle les cheveux de fièvre.
Dans la foule il n’y a pas d’œil,
Plus que des lèvres
Sévères.
Le père assis,
Ailleurs, recueille les palabres,
Aux tympans c’est du pain rassis
Les mots macabres.
Le marbre
Du cercueil du gamin
Empoche les bouquets de fleurs,
Un couple se prend par la main,
La femme en pleurs
Effleure
Le petit ange beige
Prostré à côté du linceul.
Les adieux tombent et la neige.
Au cœur de ces deux amoureux
Rien de sacrilège.
Ils aiment ces scènes de malheurs incurables :
Ombres fratricides inséparables du bonheur.
Dimanche 12 avril 2009
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16:34
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Par Collectif RAtUReS
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Publié dans : YiANNiS LHeRMeT
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