
Octogone aggravé de branches
Muet dans son corps simple et froid
Vrille ses ramifications
Au son du sang qui se déhanche
Il bourgeonne je ne sais quoi
Tant passe en lui sous ses bretelles
De ces silences à émotions
Qui se délivrent sous son poids
Mare gelée qui s’offre à celle
Si morte d’étouffer mes cris
Qu’elle avale ses rédemptions
Et tombe des nues qui s’emmêlent
Au tour du cheval de folie
À basculer dans la tempête
Noire et figée d’imprécations
Non dîtes au seuil de son mépris
La mort approche de la crête
Toute à se retourner les manches
Prête à l’ultime des actions :
Désaccorder la marionnette

Quel bouillonnement, en effet, dans " ses silenes à émotions" sous les bretelles. Cependant, tout est froid sans la chaleur des nues qui s'emmèlent dans une ambiguité entretenue à dessein: la mort devenant référence impitoyable à la réalité froide qui ne pardonne pas ( absence de rédemption) et qui désaccorde la marionnette que l'amour animait en tirant les ficelles avant qu'elles n'enchaînent.
Voilà, ma compréhension, de ce texte magnifique dont la fougue désarçonne.
Cordialement.
Pierre Wattebled