* Association RAtUReS // Poésie // Grenoble *



La mère en deuil
S’étrangle les cheveux de fièvre.

Dans la foule il n’y a pas d’œil,

Plus que des lèvres

Sévères.


Le père assis,

Ailleurs, recueille les palabres,

Aux tympans c’est du pain rassis

Les mots macabres.

Le marbre

Du cercueil du gamin

Empoche les bouquets de fleurs,

Un couple se prend par la main,

La femme en pleurs

Effleure


Le petit ange beige

Prostré à côté du linceul.


Les adieux tombent et la neige.


Au cœur de ces deux amoureux

Rien de sacrilège.


Ils aiment ces scènes de malheurs incurables :


Ombres fratricides inséparables du bonheur.




Dim 12 avr 2009 1 commentaire
Si c'est un homme, c'est Vincent avec une perruque
Si c'est un animal, c'est un chihuhua qui a mangé une vieille

Pensées de Paris
On aime !
Y & C - le 14/04/2009 à 23h19