* Association RAtUReS // Poésie // Grenoble *

 

 

AH !

 

Qui, dame, dénonce un furieux / Désir dopant d’impression cutanée ? / Da – Da – Oui – l’affirmation / D’ubiquité tactile s’aventure / Et brosse la bulle imminente / Rebrousse un poil impie…
[En chambre à l’air con d’homme caoutchouc / Rutilant d’aise en brique alu]
Mièvre apatride adolescente / Au ciboulot torché de bible… / Car trop Calliope… attraction… / Je calle et pige, « dieu quel cul ! »

Branle-bas de con-bite !

 

Mais merde humez-moi l’âme ! / Moi, mon humain ventre bipède / En reste, en rade, à cinq séquestre / Un saint… / S’en va souvent en guerre au point / Qu’Électre branche en prise son / Bonbon de rousse renardière
Ô faim ! Ô faim ! Ô les boules ! J’écris : / Titube a mal maigri / Trop osseux… / Il a glissé ses mains pour en faire / Des sièges à chasteté pétante / L’heure fixée au doigt / Au doigt fixé à l’œil / Heurtant au bout un sexe / Pas tenté pour saoul qu’il soit / Malgré l’heure avancée / Décédé au lancer d’un avril au hasard… / Tarte à la truffe moite – à l’eau / Baignée d’effluves de muqueuses.
Nuque amoureuse arrachée au trophée du tronc / Tronc à tordre et truc à guirlandes / Glandes assoiffées ! A mort l’abcès !

Et obs, et obs, et obsédé !

 

Des tiennes mon joyau / D’obsidienne fraîche – mac à l’arbre-amour / Bataille, bas-touche, à tout prix / Hors de la ceinture, fouet, laisse / Porte – apporte ton trou cuivré…
Or ci-gît nos partouzes – crise en thème – / Amour – crise en t’aime – Oh triste / Triste amour mondialisé
Ma morale entachée d’homo sexué / Aral aux mots en mer de sel / J’écrase un grain au pilon mort – / Con cassé – marié – marié – / Farouche – Y mène toutes / A votre avis. Ah ! Oh ! / Marraine la bonn’ fée / poudrée des fesses / Aux caresses bijambées / – bouh ! –
Comme un malheur n’arrive jamais seul… / Eurh ! bruit – Eurh ! passe – Eurh !

Et tout fait silence...



Sam 5 sep 2009 1 commentaire

saisir le profil de la fille qui me file entre l'émoi

fébrile la feuille oscille et me grille sous les doigts

ses lignes graciles et son style, ô habile, m'assaillent

dégoupillent la bille qui vrille jusqu'au fond de ma faille

 

par petits appels de nerfs mes lèvres pêlent,

se rappellent du fier pinceau, appuyé de fièvre;

en fiel d'orfèvre qui fait frontière au réel,

l'instant tue l'intinct et installe le mièvre.

 

suis-je fou? suis-je fou? suis-je fou? ou fade?

 

je bave de brèves esquisses qui engluent sa malice,

malheur à mon ardeur, évolue en caprice:

"si tu veux un portrait en splendeur ordonnée,

désarçonner ma torpeur, il faudra te donner!..."

 

la belle hésite et lévite au dessus du moment

où belzébite crépite, attisée par l'aimant

du désir convulsif qu'elle suscite sans vouloir

s'asservir, lascive, à l'emprise qui vient choir

 

je veux tout, en ventouse, j'évente tout de la fable...

 

un avis vit une fois dans l'été d'une histoire,

ravi, il se déploie, sans étais, en lisse toile,

mais toisé par la vis du tord viscéral,

il vibre et avilit l'envie, se plisse et râle.

 

suis-je fou? suis-je fou? suis-je fou? ou fade?

 

(on peut fredonner ce texte sur l'air de "I want you" de Bob Dylan, ou pas...)

 

guip - le 08/04/2011 à 10h58