06-mai-2010-57-vers-Aldjedida.JPG 

 

 

La grève des bords de mots est un sable rêche

 

Roulé de vagues de silence

 

Les marées de l’absence aiguisent les arrêtes pointues des cailloux salés

 

Sur le bord des lèvres, là où s'éteignent les appels qu’on ne crie pas

 

Par décence

 

 

Un vieux pêcheur muet lance une ligne

 

Dans un bruit mat qui se noie aussitôt

 

Le muet parle à des sourds

 

Ils avalent les phrases sans en recracher un morceau

 

Et ça fait un désert si blanc que le pêcheur baisse sa casquette

 

Protège ses yeux

 

Et ramène sa ligne

 

Ca ne mord pas aujourd’hui

 


Lundi 30 août 2010 1 30 /08 /2010 18:30
- Par Aline Fernandez - Communauté : le texte voyageur - Publié dans : NoS iNViTéS !!!
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inter-44.jpg

 

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Jeudi 26 août 2010 4 26 /08 /2010 18:37
- Par Hervé Mesdon - Communauté : poésie en vrille et en vrac - Publié dans : NoS iNViTéS !!!
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Je me détruisais savamment,

Alcool et cigarette :

Je vivais rarement.

 

Je m’interdisais de rêver,

De tisser des histoires,

Et de chanter de la musique envenimée

D’espoirs percés.

 

Je l’ai trouvée jolie comme un chagrin.

 

Moi, qui mêlais l’amour avec l’ordure

Je fus confus, confondu… Confiant ?

 

Je voulus tout recommencer, tout romancer.

 

Dès lors, l’autre n’existait plus.

 

Je voulus tout recommencer.

 

Je l’inventais profonde

Et ma pensée féconde

Tressait sur ses bras minuscules

Des caresses tremblantes,

Des baisers ridicules.

 

Je voulus tout recommencer.

 

Et je relus

Les Lamartine, les Musset,

Ses lèvres dansaient dans ces vers mièvres,

J’époussetais mon passé poussiéreux,

Je la rêvais mélancolique,

Triste au possible.

 

Je voulais l’amuser,

Pantin, je lui écrivais sur la peau

Ces mots d’amour

Que je croyais, pour moi, à jamais corrompus.

 

Je lui rechantais mes chansons.

 

Absente ?

Je me rongeais les ongles,

Je devenais cinglé

Et j’apercevais dans la glace

Les sangles du passé.

 

Je redécouvrais la nature :

Ces couchers de soleils que je trouvais idiots,

Et, d’un air satisfait je regardais là haut

Seul, dans ses bras chétifs, les étoiles luisantes.

 

Je voulus la décrire

Et je l’ai regardée des heures,

Je l’ai regardée rire

Et je l’ai regardé dormir

Mais je n’ai pas su la décrire.

 

Elle était jolie comme mon chagrin

Et son chignon à ses cheveux

Lui donnait un air enfantin…

 

Depuis que je l’aime je sais

Etre avec elle malheureux.

 

 

 

Dimanche 22 août 2010 7 22 /08 /2010 18:04
- Par Y.L - Communauté : poésie en vrille et en vrac - Publié dans : YiANNiS LHeRMeT
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« Nous n'avons fait que fuir » est un album de Noir Désir enregistré en public dans le cloître du couvent des Ursulines le 21 juillet 2002, lors du Festival de Montpellier-Radio France et publié en 2004 aux éditions Verticales. Il contient un seul et unique morceau de 55 minutes sur un long poème de Bertrand Cantat.

 

Jeudi 19 août 2010 4 19 /08 /2010 18:00
- Par Bertrand Cantat / Noir Désir - Communauté : Poésie contemporaine - Publié dans : DiVERS
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volets-bleus

 

Je vais pâlir un jour

Et refermer l’objet de mes lectures -

Devrai-je dire le noir de mes yeux face au monde ?

-----En attendant

La musique emplira ces journées

Comme l’eau les gours d’un torrent

Comme le soleil mûrissant le grenat des raisins

J’essaierai d’être simplement au monde

Et d’ouvrir tous mes sens à sa beauté absurde

J’apprendrai à défaire mes peurs et à me sentir vrai

-----Alors

Tout ne me semblera plus transitoire mais

Là au moment où ça est -

Dans son acceptation et son

----------Dépassement joyeusement envisagé


Dimanche 15 août 2010 7 15 /08 /2010 18:30
- Par Vincent Delhomme (Texte & photo) - Communauté : Poésie contemporaine - Publié dans : ViNCeNT DeLHoMME
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« Comme un éclat de rire

Vient consoler tristesse »

Damien Saez

 

Triste archange au paradis des fous

Voilà que nos chants tes cris secouent

 Nos braises  frayeurs fragiles en chacun

 Regrets faussement  éteints vivants chagrins

Méchantes sont les heures perdues de chemins en chemins

 Tes  poèmes pleurent le picaro humain

Ses rêves goulus qui brûlent son gosier chaque nuit

Et ses amours violentes à brûle-pourpoint

Sa voix étranglée par les treize coups de minuit

Cette Méchante que tu nommes putain de belle vie

 

Vos voyelles mutantes les colorées

Ne sont pas à vendre

Ne cesses-tu de nous rappeler

Nos voyelles,  lettres frêles égarées dans le ventre du serpent alphabet,  moins extravagantes

Sont à retordre à sophistiquer

Mouillées d’un alcool  frondeur dans un savant désordre

Insignifiant anonyme      On fait bander sa plume       Mouiller la rime           Enfin,  fuir

Le réel

Et jouir quelquefois,

Et l’on zigzague    Divague      En vogue     La vague    A l’âme

Attendant    L’ascension      L’échafaud      Direction      l’Eternel

Tu sais moi j’ai les ailes exténuées déjà

Un rien de poésie à r’cracher sous la nuée tu vois

 Et j’imagine déjà l’épitaphe Mélancolie sous l’oranger surplombant ma stèle

A  faire grincer  l’étoile qui palpite dans tes flammes

A Toi l’angelot grand diable d’écorché

 

 

Ton lamento se répand sur nos ombres qui clopinent sur le pavé

– lavé,  l’extérieur nuit, luit –

Brillent les mirettes tende l’oreille à ta musique jets de pierres en poésie

Toi le poète le crieur le  loup,  résistant l’ancien l’afghan est mort  comme son souvenir en chanson sa petite histoire

Va s’échouant en

 Harakiri dans l’enfer des caniveaux

Trou noir et béant, bénissons d’avance nos mémoires

Bouche-bée, et

En chansons ou en talons

Gosier rougis par les pas perdus des femmes errantes, au

Gosier rougis par les treize coups de minuit

 

Et ta voix, l’ange

Pendant que les vers de baisers mangent nos  mines tragiques

Rend au poing levé sa dignité qu’on a vite fait d’enterrer

Dans nos estomacs  terreux, un rien cyniques

 

Vois-tu mon Ange ce qui me dérange

C’est l’insupportable couleur de la douleur

La mienne nourrie des leurs

A ceux-là les pourris les gueules safranées

Grimaces muettes farandoles macabres télévisuées aussi vite enterrées 

-   Guerre salope est la paix  ses artefacts sans cesse rideau  rouge mille fois levé  -

Comédies du Vertige au métronome exact

Armes de destructions massives comme  milliards de bénéfices en fumée

Mais nos petits intérieurs repus de quelques vertus  sont peuples de mignons, grouillant de vices, je  sais

 

 

Vas-y court sur ma paume comme un cancrelat toi

Ligne ensanglantée, court,  et

La courbe équateur fait goguenard le tour de mon coeur

Et repart à la lune                                                                                                                               

Et coule ma douleur

Et tourne ma fortune                  

 

Et qui toussote croit étouffer  le cri pâteux du chien humain

 

Mais l’ange est vaillant, à ses heures, poète veillant au grain

Au seuil céleste du grand départ pour l’autre bagne

Donne à la vermine impatiente à bouffer des vers

Car la mort parfois promet d’être moins amère

 S’écrit-on en prières en  oasis de Cocagne               

Si je ferme les yeux bien forts  sans doute ferais-je moins la fière

Dormeuse rêveillée  quelle que soit ma patrie je consomme du sommeil noir

Et de la hargne

Poings d’ironie points de suspension

En suspension

Moderne

Comme l’homme-oiseau mon frère dantesque et noir qui ne s’envole qu’en pensée de son triste territoire

 Photogénie grotesque de ce mémorable irakien qui me hanterait presque

Quelle que soit ma nuit mes pensées fument en  sommeil ivoire

 

Vas-y bel ange défonce ta voix quant à moi je reprends anonyme  ton refrain

 J’ouvre grand mes yeux chimères bleues

Et lève ma plume à la dignité de mes frères chiens

Anonymes monstrueux  aux culs défoncés  à faire pleurer Dieu

Et  faire vomir encore quelques bardamus  humains

M’agrippant  loin de toute pudeur toxique à ton auréole mélancolique

 

                                                          

Nos voyelles mutantes les colorées

Ne sont pas à vendre

Pour les anges égarés saltimbanques fêlés

 Autres Cracheurs d’encre Horlas perdus Fauteurs d’Art Craché

 

 

Saez

N’aie de cesse  de crier

 

 

immeubles

Mardi 10 août 2010 2 10 /08 /2010 18:30
- Par Elisabeth Hamidane & visuel de Vincent Delhomme - Communauté : Poésie contemporaine - Publié dans : ELiSaBeTH HaMiDaNE
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Une infinie tristesse

Descend sur ma lèvre inférieure

Enfumée,

Son sel réchauffe mes paupières

Affamées.

 

L’autre s’endort,

Innocente,

De la souffrance que j’endure

Contre son sein sauvé des cendres.

 

Où sont passées

Nos anciennes idoles,

Nos parterres d’étoiles,

Nos chansons,

Nos idylles ?

 

Sur les toits recouverts de tuiles

Aucune

Rose au corsage.

 

Pourtant, rien n’a changé.

Si ?

Les enfants se sont assagis…

L’expérience amoureuse

Nous a rendus frileux,

Et nous n’avons pas su sauver des cendres

Un morceau de folie.

 

Une infinie tristesse

Sur ma lèvre inférieure.

 

Demain, nous fileront vers les Flandres…

 

La nuit recouvrira notre silence

Dans une obscène obscurité

Sans étincelle.

 


Vendredi 30 juillet 2010 5 30 /07 /2010 19:02
- Par Y.L - Communauté : Poésie contemporaine - Publié dans : YiANNiS LHeRMeT
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Trois-petits-points--jpg

 

(Clic sur le texte pour l'agrandir)

Dimanche 25 juillet 2010 7 25 /07 /2010 18:13
- Par Vincent Delhomme - Communauté : Collectif RAtUReS - Publié dans : ViNCeNT DeLHoMME
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