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Nous sommes venus visiter ton nouveau domicile

L'angoisse au ventre dans l'avion

Le cœur amer à l'atterrissage.

La chaleur nous a étreints,

L'humidité nous a trempés.

 

En arrivant à ses abords,

Nous a saisis cette splendide propriété.

Côté Sud l'océan s'étire

Comme un rappel de l'infini,

Côté Nord la montagne se dresse

Et l'on doit lever les yeux pour l'admirer.

 

La bâtisse où tu demeures

Est une alliance de pierre et de métal

Elle a le cachet des demeures anciennes

Pleines des empreintes de nos aïeux.

 

Un flamboyant majestueux te protège du soleil

De tous côtés le silence règne, le calme domine,

C'est vrai qu'il y a une belle vue sur la mer

Dans ce cimetière.

 

 

 

Jeudi 25 avril 2013 4 25 /04 /Avr /2013 16:30
- Par Cynthia Silvie & photo de Vincent Delhomme - Communauté : Poésie contemporaine - Publié dans : !!! NoS iNViTéS //
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Blanc, calme plat

Aucune idée cortège

Rien sur elle

Rien sur moi

Pas même un drap.

 

Banalités absentes

Rien au ras des pâquerettes

Mots silences

Rimes rares

Vide

 

Pudeur 

Je n’ai plus l’arrogance d’écrire

De dévoiler

De tenter de décrire

De momifier

Ce qu’elle n’est sûrement pas ou ce qu’elle est.

 

Elle

Elle ne dit rien

Les mots froissent le trait

Salissent la sueur

Et à quoi bon, au fond se répéter

 

Elle ne veut rien du sens

Ni que j’emploi des verbes amoureux

Les mots, tant pis pour eux 

Le langage corne l’idée

Le corps s’est exprimé 

 


Jeudi 28 mars 2013 4 28 /03 /Mars /2013 18:00
- Par Yiannis Lhermet - Communauté : le texte voyageur - Publié dans : YiANNiS LHeRMeT //
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Servitude-nous-n-irons-plus-au-bois-2.jpg

 

 

Regarde à l'heure précaire

trente ans dans les promesses

trente deux dents fondues pas chères

bouche béante devant le seuil

appauvri s’engouffre l’air et gaze hilare

coulissant à plein tube

fosses nasales et vacantes

les logements

des nus vestimentaires

demeures pour sable marchand

les yeux levés une bataille céleste

entre Morphée et Damoclès

une empreinte, mêmes pas stables

duel au pré dans hautes sphères

regarde ailleurs qui n’a rien

droit devant le cou se libère

la poésie s’écharpe

autour du Précarien

 

 

http://lesfossilespaupieres.blogspot.fr


Jeudi 21 mars 2013 4 21 /03 /Mars /2013 17:05
- Par Chloé D'aniello - Communauté : Poésie contemporaine - Publié dans : !!! NoS iNViTéS //
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empreintes

Dimanche 17 février 2013 7 17 /02 /Fév /2013 12:00
- Par Yiannis Lhermet - Communauté : le texte voyageur - Publié dans : YiANNiS LHeRMeT //
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son œil est à l’absence

femme dormante ouverte sur le toit

sur l’écume iodé d’un souvenir

(je le sais à l’oiseau qui traverse sa tempe)

elle n’a plus maison ni jardin

plus de reflet tronqué dans la buée du soir

ni même d’enfant bleu fiché dans sa poitrine

ses cheveux se décoiffent

ses doigts s’amenuisent

tout angle s’adoucit

de son visage en

fractions de secondes

 

qui seules

demeurent

 

 


 

 

une fois de plus          

l’urne funéraire          

 

j’ai pesé          

son éclat d’entre-monde          

tenu comme un secret          

terre-mère          

et sa tige filée          

entre les dents sa fleur          

son haleine souffrée          

senti la faim proche          

confondue          

dans un désir pugnace          

une fois de plus          

 

nos cendres à venir          

 

 

 

Dimanche 10 février 2013 7 10 /02 /Fév /2013 10:00
- Par Rodrigue Lavallé - Communauté : Poésie contemporaine - Publié dans : !!! NoS iNViTéS //
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Georges Brassens, Mourir pour des idées

 

Mourir-pour-des-ide-es--jpg

(cc) Mourir pour des idées / Vincent Delhomme 

 

 

Lourd… Lent…

L’encre sur le papier

Ça rame…

Marre…

 

Râle d’âme mon amiral !

Ramdam

Bordel dans mes entrailles !

            Barouf

 

(Compréhension de

L’homme sur le papier…)

 

Je veux être un bourreaux

Aimer ma tâche !

Et puis je veux des preuves !

Comme du sang sur les mains…

 

(accuitement

            semontiel

                       borgne absorbant blême)

 

J’accroche vent sur mer

            Comme voile

                   Vent sur mer

 

(Laissons nous guider

Quitte à quitter la route…)

 

Merde !

Je ne comprends plus

Rien

Je broie

            Les rêves d’un autre !

 

Merde !

Ça ne ressemble plus

            À rien

 

Repos…

Mon postérieur si peu tanné

            Sinon par les chaises

(Une fesse sur chaque

            Embouchure…)

           

Jure ! Jurons !

Merde !

C’est moche !

Insatisfaisant – dé sorti de mes mains

            N'arrêtant pas de rouler…

 

L’attente un jour se lasse

Ce sont des mots pour dire

            La frustration

            L’enlisement

            Plus ou moins

            Conscient

            L’espoir

            S’amenuisant

            Nuisible

        L’espoir réclamant son dû.

 

OK moi là-bas !

Faisons réconciliance !

 

(à force de

     néologismes

serons-nous à m’aimes ?)

 

C’est possible…

 

Aucune fluidité

    Perdu la musique

Merde ! j’ai

        Perdu la musique

 

Cela sent un peu

          Le conifère…

Cela sent le vent mauvais

Sans la joie de boire à sens dessus

Sans la joie de l’ivresse

 

Peut-être mais

J’irai encore

       Au-delà des pyramides !

 

Aïe !

Faudra-t-il comprendre

            La vie dans ses extrêmes ?

Pouvons-nous devenir

            Extérieurs à tout ça ?

 

Sinon ça va…

Aigreur…

            Alcool…

 

Soyons clairs :

J’ai un peu bu ce soir…

 

            Excusez-moi !

Je me suis embrumé

            J’ai bu des litres exsangues de tous soupçons

                       Sauf du lendemain

 

                                   À l’haleine fauve

 


Mardi 5 février 2013 2 05 /02 /Fév /2013 17:00
- Par Vincent Delhomme (Texte & Photo) / Musique de Georges Brassens - Communauté : écriture "expérimentale" - Publié dans : ViNCeNT DeLHoMME //
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Entre rêve et nuages

Une horde de neige

S’élance au galop

 

D’un trait d’or

Elle  dévore

La lumière cristal

 

L’obscurité soudaine

Amplifie

Le souffle animal

Du silence

 

La nuit

Secoue sa crinière

Et constelle

Le ciel

D’étoiles

 

 

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Jeudi 31 janvier 2013 4 31 /01 /Jan /2013 16:50
- Par Régine Foucault & photo de Vincent Delhomme - Communauté : le rêve, l'art et l'écriture.. - Publié dans : !!! NoS iNViTéS //
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Les refrains ressassés de mon enfance…

A l’heure du berger,

Je me croyais si différent des autres

Que j’ai voulu leur ressembler.

 

Maman me contait des histoires.

Dés les premières pages,

Je m’endormais debout,

Mes rêves me berçaient comme une balançoire,

Le matin je me réveillais

Fier, alerte et frais.

 

Mes plaisirs étaient vifs,

Et mes renoncements distraits,

Mes lectures sauvages,

Jamais je ne lisais plus de trois pages,

Sauf, les intrigues policières

Qui éveillaient en moi,

Déjà, le goût de la fatalité,

Des éloquences ordurières,

Le désir du mystère

Et un dédain certain pour

La littérature d’aujourd’hui et d’hier.

 


Jeudi 24 janvier 2013 4 24 /01 /Jan /2013 19:15
- Par Yiannis Lhermet - Communauté : le rêve, l'art et l'écriture.. - Publié dans : YiANNiS LHeRMeT //
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CRISE

 

Quand déboire sera recraché des buissons

dardant sa foi malade

remède mal en pis, impie d'exhalaisons

3.14 à proximité d'incertitude

cercle de dune à rayons concentriques

ego sous mission de l'art gastéropode

piestomac ça oui

 

 

Seringue1

 

 

CRISE #2    

 

Moi si sûr de l'être en décomposition    

Rentre deux dents en bouche rance    

à la haine si mauvaise    

Quand les jours nés des fumées de leurs cigares    

iront, l'un sous silence    

l'autre s'oubli    

 

 

Vendredi 11 janvier 2013 5 11 /01 /Jan /2013 18:00
- Par Vincent Delhomme (Texte & Photo) - Communauté : Poésie contemporaine - Publié dans : ViNCeNT DeLHoMME //
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LEITMOTIV

 

I have to write

I have to write

 

Des cieux sans fin sur le guidon

J’épouse enfin l’ennui des dieux

La voix du corps est sans issue

Tissu ocre de nonchalance

De peur, de chance aura perdu

Son ombre aux pieds qui se balancent

 

I have to write

 

Ses mains prenant mon sexe droit

Comme s’il n’était plus un enfant

Pour gouverner l’âge des rois

Il lui manquait deux ou trois dents

De sagesse

 

 

erection2 copie

 

 

ÉCHO    

 

Allez chante jeune fille !    

Alléchée par tout ce qui    

Pouvait nous plaire    

Sale hiver pour votre bouche sèche    

Embarrassée d’alcool et de bave gelée    

 

 

Vendredi 21 décembre 2012 5 21 /12 /Déc /2012 17:11
- Par Vincent Delhomme (Textes & Visuel) - Communauté : Poésie contemporaine - Publié dans : ViNCeNT DeLHoMME //
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TOMBE

 

qui l’entend ?

ce vol d’oiseau tremblé

dans le jour

 

l’onde de choc

déchire écorce

et racines

 

nul besoin de sang

sur la hache

seulement cette lame

de fond

 

puanteur de l’arbre

au milieu

 

goût de meurtre aiguisé

déguisé sur la langue

tombée

comme

tout

 

tombe

 

 


 

 

SI DESORMAIS

 

ici couché désormais les eaux retirées dans les plis matinaux

je respire l’accalmie

le bruissement des autres des enfants dans la cour son souffle

 

un rai batailleur sur le pan de mur mauve

marcher dessus

jusqu’à elle laissée là toute

un jour de présence commune

 

si couché dans les mots qui sont visage désormais

j’ôtais les dentelles du sommeil pour voir sa parole

dévêtue comme un seuil

au-delà

linéaments de mes guerres ajustées à son échelle intime

    

ici désormais le livre effeuillé nu de cendre de saison sous les doigts

se couche

aux pieds de l’hiver

 

 


  


on cherche un carré d’herbe

tendre où s’allonger

pour confier tout entier

son corps à lui-même

 

couvrir son ombre

 

 

ai-je été ce désir acéré

après la pluie d’automne

vraiment ?

de lumière

 ce bout de façade en crue

 

 

Vendredi 14 décembre 2012 5 14 /12 /Déc /2012 17:20
- Par Rodrigue Lavallé - Communauté : Poésie contemporaine - Publié dans : !!! NoS iNViTéS //
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